Le genre des noms et les noms à double genre: Les noms féminins en -é et en -ée

8 08 2007

Les noms féminins qui désignent une qualité ou un défaut se terminent toujours par é : l’amitié, la beauté, la bonté, la charité, la méchanceté, la pitié, la sévérité, etc. Ceux qui désignent une contenance ou une durée ont toujours leur finale en ée : brassée, cuillerée, pelletée, pincée, journée, matinée, etc.





Le genre des noms et les noms à double genre: Les noms suivants sont féminins

8 08 2007

une acné

des arrhes [n.f. pl.]

une épithète

une orbite

une algèbre

une azalée

une escarre

une orthographe

une amnistie

une caténaire

des immondices [n.f. pl.]

la réglisse (plante)

une anagramme

une ébène

une météorite

une scolopendre

une anicroche

une échappatoire

la nacre

une stalactite

une apocalypse

une écritoire

une oasis

une stalagmite

une apostrophe

une enzyme

une octave





Le pluriel des noms composés :Les noms déposés

8 08 2007

Les noms déposés sont légalement des noms propres invariables : des Cocotte-Minute, des Coton-Tige…

Remarque. L’accord est cependant correct d’un point de vue grammatical : des Cocottes-Minute, des Cotons-Tiges.


Voir le pluriel des noms et des adjectifs et le pluriel des noms et des adjectifs d’origine étrangère.





Le pluriel des noms composés : Principaux noms composés d’origine anglo-américaine :

8 08 2007

un after-shave

des after-shave

un baby-foot

des baby-foot

un baby-sitter

des baby-sitters

un best-seller

des best-sellers

un camping-car

des camping-cars

un check-up

des check-up

une cover-girl

des cover-girls

un cow-boy

des cow-boys

un disc-jockey

des disc-jockeys

un eye-liner

des eye-liners

un fast-food

des fast-foods

un free-shop

des free-shops

une garden-party

des garden-partys ou des garden-parties

un happy end

des happy ends

un hold-up

des hold-up

un hot dog

des hot dogs

un irish(-)coffee

des irish(-)coffees

un milk-shake

des milk-shakes

un one-man-show

des one-man-show

un pop-corn

des pop-corn

un press-book

des press-books

un pull-over

des pull-overs

un punching-ball

des punching-balls

un self-made-man

des self-made-mans ou des self-made-men

un self-service

des self-services

un soap opera

des soap operas

une start-up

des start-up

un steeple-chase

des steeple-chases

un story-board

des story-boards

un sweat-shirt

des sweat-shirts

un talk-show

des talk-shows

un talkie-walkie

des talkies-walkies

un tee-shirt

des tee-shirts

un top(-)model

des top(-)models

un week-end

des week-ends





La concordance des temps et des modes

8 08 2007

La concordance des temps et des modes est l’ensemble des règles de syntaxe suivant lesquelles le temps et le mode du verbe d’une proposition subordonnée dépendent de ceux du verbe de la proposition principale pour exprimer la simultanéité, l’antériorité ou la postériorité d’une part, et la réalité ou l’incertitude d’une action d’autre part.

L’emploi de l’indicatif ou du subjonctif dépend du verbe de la principale. Les verbes craindre, douter, souhaiter et tous les verbes qui expriment l’incertitude, le doute, l’éventualité, la crainte, la supposition, l’étonnement se construisent avec le subjonctif, ainsi que les verbes falloir, vouloir, exiger, ordonner :
Je
crains qu’il ne vienne pas ;
je
doute qu’il vienne ;
je m’
étonne qu’il soit venu ;
elle
veut qu’on vienne.

Les verbes admettre, affirmer, constater, dire, penser, remarquer, savoir, soutenir, voir, etc., qui présentent une affirmation sans idée de doute ni de crainte, commandent l’indicatif :
Je lui
dis qu’on viendra ;
je
pense qu’il viendra ;
je
constate qu’ils sont venus.

► Quand la proposition principale est au présent de l’indicatif, la proposition subordonnée peut être à l’indicatif :
Je sais qu’il est ambitieux (présent, quand les actions sont simultanées).
Je sais qu’il était ambitieux (imparfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je sais qu’il fut ambitieux (passé simple, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je sais qu’il a été ambitieux (passé composé, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je sais qu’il avait été ambitieux (plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je sais qu’il sera ambitieux (futur, quand l’action de la subordonnée est postérieure).

► Quand la proposition principale est au présent de l’indicatif, la proposition subordonnée peut être au subjonctif :
Je doute qu’il soit ambitieux (subjonctif présent, quand les actions sont simultanées).
Je doute qu’il fût ambitieux (subjonctif imparfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je doute qu’il ait été ambitieux (subjonctif passé, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je doute qu’il eût été ambitieux (subjonctif plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je doute qu’il soit ambitieux à l’avenir (subjonctif présent, quand l’action de la subordonnée est postérieure).

Remarque. L’emploi de l’imparfait ou du plus-que-parfait du subjonctif est plutôt réservé à la langue écrite ou littéraire. Dans la conversation courante, ces temps sont remplacés par le présent ou par le passé du subjonctif : je doute qu’il ait été ambitieux pour je doute qu’il fût ambitieux ; ou je doute qu’il eût été ambitieux.

► Quand la proposition principale est à un temps passé de l’indicatif, la proposition subordonnée peut être à l’indicatif :
Je savais (imparfait) qu’il était ambitieux (imparfait, quand les actions sont simultanées).
Je savais (imparfait) qu’il avait été ambitieux (plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).

► Quand la proposition principale est à un temps passé de l’indicatif, la proposition subordonnée peut être au conditionnel :
Je savais (imparfait) qu’il serait ambitieux (conditionnel présent, quand l’action de la subordonnée est postérieure).

► Quand la proposition principale est à un temps passé de l’indicatif, la proposition subordonnée peut être au subjonctif :
Je doutais (imparfait) qu’il fût ambitieux (subjonctif imparfait, quand les actions sont simultanées).
J’
ai douté (passé composé) qu’il fût ambitieux (subjonctif imparfait, quand les actions sont simultanées).
J’
avais douté (plus-que-parfait) qu’il fût ambitieux (subjonctif imparfait, quand les actions sont simultanées).
Je
doutais (imparfait) qu’il eût été ambitieux en la circonstance (subjonctif plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
J’
ai douté (passé composé) qu’il eût été ambitieux en la circonstance (subjonctif plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
J’
avais douté (plus-que-parfait) qu’il eût été ambitieux en la circonstance (subjonctif plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je
doutais (imparfait) qu’il fût ambitieux à l’avenir (subjonctif imparfait, quand l’action de la subordonnée est postérieure).

Remarque. Dans la conversation courante, l’imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif sont remplacés par le présent et par le passé du subjonctif : je doutais qu’il soit ambitieux pour je doutais qu’il fût ambitieux ; je doutais qu’il ait été ambitieux pour je doutais qu’il eût été ambitieux.

► Quand la proposition principale est au futur de l’indicatif, la proposition subordonnée peut être à l’indicatif :
Je saurai qu’il est ambitieux (présent, quand les actions sont simultanées).
Je saurai qu’il était ambitieux (imparfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je saurai qu’il fut ambitieux en la circonstance (passé simple, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je saurai qu’il a été ambitieux (passé composé, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je saurai qu’il sera ambitieux (futur, quand l’action de la subordonnée est postérieure).

► Quand la proposition principale est au futur de l’indicatif, la proposition subordonnée peut être au subjonctif :
J’exigerai qu’il soit à l’heure (subjonctif présent, quand l’action de la subordonnée est simultanée ou postérieure).
Je ne
croirai jamais qu’il fût ambitieux un jour (subjonctif imparfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
J’
attendrai que vous ayez fini (subjonctif passé, quand l’action de la subordonnée est antérieure).

► Quand la proposition principale est au conditionnel, la proposition subordonnée est au subjonctif :
Je douterais fort qu’il fût ambitieux (subjonctif imparfait, quand l’action de la subordonnée est simultanée).
Je
douterais fort qu’il eût été ambitieux (subjonctif plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
Je
douterais fort qu’il fût ambitieux à l’avenir (subjonctif imparfait, quand l’action de la subordonnée est postérieure).
J’
aurais souhaité qu’elle fût(imparfait, quand l’action de la subordonnée est simultanée).
J’
aurais souhaité qu’elle eût été(plus-que-parfait, quand l’action de la subordonnée est antérieure).
J’
aurais souhaité qu’elle fût là désormais (imparfait, quand l’action de la subordonnée est postérieure).

Remarques.
– Dans la conversation courante, l’imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif sont remplacés par le présent du subjonctif : je douterais fort qu’il soit ambitieux pour je douterais fort qu’il fût ambitieux ; j’aurais souhaité qu’elle soit là pour j’aurais souhaité qu’elle eût été.
– Attention au piège orthographique : qu’elle fût (avec un accent circonflexe à la 3e personne de l’imparfait du subjonctif) ne doit pas être confondu avec elle fut (passé simple de l’indicatif).

► Avec les locutions conjonctives afin que, à moins que, avant que, bien que, de crainte que, encore que, etc.
Les locutions conjonctives afin que, à moins que, avant que, bien que, de crainte que, encore que, jusqu’à ce que, pourvu que se construisent avec le subjonctif : afin que vous preniez votre temps ; à moins que tu ne reconnaisses tes torts ; avant que je parte.
La locution avant que commande le subjonctif, mais après que se construit avec l’indicatif : elle sortit après qu’il eut parlé. « Il faut bonne mémoire après qu’on a menti » [Corneille].
On notera que l’emploi de l’indicatif s’explique dans les deux derniers exemples qui énoncent un fait passé, accompli. Dans l’emploi du subjonctif, il s’agit d’un fait futur, éventuel.
De (telle) manière que et de sorte que commandent l’indicatif lorsqu’elles expriment une conséquence de fait : il s’y est pris de telle manière qu’il a cassé le marteau. Ils sont arrivés trop tard, de sorte que le spectacle était terminé.
Ces locutions commandent le subjonctif lorsqu’elles expriment un but, une conséquence voulue :
il a construit son discours de manière que les enfants puissent comprendre. Parlez plus fort, de sorte que tout le monde vous entende.





Le pluriel des noms composés :Les noms composés formés d’une expression ou de deux verbes : tous les mots sont invariables.

8 08 2007

un garde-à-vous

des garde-à-vous

un je-ne-sais-quoi

des je-ne-sais-quoi

un rendez-vous

des rendez-vous

un va-et-vient

des va-et-vient…





Le pluriel des noms composés :Les noms composés avec le mot garde

8 08 2007

si le nom composé désigne une personne, le mot garde prend la marque du pluriel ; si le nom composé désigne une chose, le mot garde est invariable.

Le nom qui suit prend ou non la marque du pluriel, en fonction du sens.

une personne

un (une) garde-barrière

des gardes-barrière(s)

un garde-chasse

des gardes-chasse(s)

un (une) garde-malade

des gardes-malade(s)

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une chose:

un garde-boue

des garde-boue

un garde-fou

des garde-fous

un garde-manger

des garde-manger…